L’artisanat

 

 

L’artisanat paraguayen est très apprécié dans divers endroits dans le  monde pour ces attributs de qualité et singularité. Il reproduit le savoir-faire d’innombrables générations d’artisans et d’artisanes qui ont su prendre de la terre et du bois natifs ses matières premières.

 

Les tissus de coton pur travaillés très raffinement comme le Ñandutí, Encaje Yú sont une d’une expression et d’une qualité unique, ainsi que le Aho Poí (tissu typique spécial) originaire de la ville de Yataity dans le département du Guairá.

 

Le travail des célèbres "santeros"(sculpteurs d’images en bois qui se nourrissent de la tradition jésuite) sont très appréciés de même que beaucoup d’autres artisanats et d’instruments de musique élaborés avec la grande variété des bois du bois local.

 

Le célèbre poncho “60 listas”, les tissus en laine, le cuir labré, l’orfevrerie( des bagues, des bracelets, des colliers) en or et en argent, tout comme en graines d’un haut contenu rituel.

 

La céramique multi-couleur qui naît dans les serranías de Itá, Areguá, Tobatíet et qu’aujourd’hui est cultivé par les nouvelles générations d’artisans donnent d’innombrables usages.

 

Dans la vaste et indomptée région du Chaco, ont fait des tissus complexes en utilisant la fibre de la "bromelácea karaguatá", avec un savoir-faire et des techniques authentiquement de la jungle.

 

 

 Los tejidos en lana, básicamente, ponchos, mantas, bolsos y soportes de adornos plumarios (Macá - Nivaclé).

 

 

Source : http://www.uninet.com.py/webartesanos/

 

 

 

La littérature

 

International convoque des savoirs divers — anthropologie, littérature, histoire — et multiplie les angles d’analyse : nations indigènes et guerres étatiques, imaginaires et littératures sur le front de bataille, intégration régionale et mémoire des guerres, constructions nationales et guerres dans le cône sud, les langues dans la guerre, histoire connectée des guerres.

Lors du Colloque International « Le Paraguay à l’ombre de ses guerres. Acteurs, pouvoirs et représentations » qui s’est tenu à Paris (MAL, EHESS, IEP) du 17 au 19 novembre  2005, nous avions annoncé en conclusion la mise en ligne des communications dans leurs versions préliminaires. Nous sommes heureux d’initier cette parution avec le lancement du numéro 6 de Nuevo Mundo Mundos Nuevos. Grâce à la réactivité et interactivité d’internet, ces pré-actes vont nous permettre de renforcer les liens transnationaux et transatlantiques que nous avons noués au cours du colloque et de progresser mutuellement dans la compréhension de la Guerre de la Triple Aliance et de la Guerre du Chaco. Les textes restants (39 communications au total sont appelées à figurer dans cette section) seront ajoutés au fur et à mesure de leur réception lors des éditions mensuelles suivantes de la revue. Pendant ce temps, nos travaux sont en cours de correction, amélioration, traduction et sélection pour une édition française (L’Harmattan) en premier lieu, puis paraguayenne et enfin brésilienne. Chacun(e) est invité(e) à nous envoyer ses commentaires et corrections afin de faire évoluer les textes.

Argument

Le Paraguay a été le théâtre des deux guerres les plus importantes et meurtrières de l’Amérique post-coloniale. La Guerre de la Triple Alliance (1864-1870 : Brésil, Argentine, Uruguay/Paraguay) a impliqué une importante transformation de la géographie politique du Rio de la Plata : un nouvel équilibre entre les puissances régionales émerge des cendres de l’ancienne frontière des empires coloniaux espagnol et portugais. Les enjeux diplomatiques, militaires et économiques de la géopolitique du bassin de la Plata ont une longue histoire qui plonge ses racines à l’époque coloniale et se prolonge de nos jours dans le processus d’intégration régionale du MERCOSUR. La « Guerre du Paraguay » fut un événement militaire, social et culturel majeur du cône sud, dont les conséquences furent particulièrement dramatiques pour le Paraguay. Véritable hécatombe, les pertes démographiques s’élevèrent aux trois cinquièmes de la population, passant de 500 000 à 200 000 habitants en cinq ans. Les esclaves, les mulâtres et les ex-Indiens des Réductions jésuites furent particulièrement touchés tout en étant par là même effacés de la mémoire collective. Toute la population masculine – de 12 à 60 ans- fut mobilisée et 80% y trouva la mort. À la fin de la guerre, le Paraguay fut nommé « le pays des femmes » avec un sexe ratio adulte d’un homme pour quatre femmes. Ce pays qui faillit être rayé des cartes et qui ne dû sa survie qu’aux mésententes de ses deux puissants voisins vit sa politique intérieure durablement confisquée, son territoire significativement réduit et son appareil productif, anéanti.

La Guerre du Chaco (1932-1935 : Bolivie/Paraguay) permit au Paraguay d’affirmer sa souveraineté sur le Chaco septentrional et renforça l’isolement de la Bolivie, qui après avoir perdu sa côte Pacifique, ne pouvait plus se tourner vers le bassin de la Plata. Pour le Paraguay, les conséquences de cette guerre furent tout aussi cruciales. L’occupation définitive du Chaco septentrional mettait fin à la dynamique frontalière qui articula, quatre siècles durant, la relation entre le pays et les nations indigènes du Chaco. À l’aube de la guerre, en dehors de quelques exploitations qui s’y étaient installé vers la fin du XIXº siècle, le Chaco restait une région habitée par une multiplicité de populations indigènes qui évoluaient en dehors des dispositifs étatiques paraguayen et bolivien. Or, pendant la guerre, le Chaco devint le théâtre fondamental des opérations militaires : lorsqu’elles ne furent pas directement engagées dans l’armée paraguayenne, les populations locales ont servi en tant que guides et patrouilles d’exploration d’un terrain qu’elles maîtrisaient mieux que les officiers paraguayens. En même temps, l’afflux massif des troupes boliviennes venues de l’Altiplano et des troupes paraguayennes venues de la région orientale du pays, entraîna un métissage très poussé de la population et une crise épidémiologique qui modifia drastiquement les structures démographiques des sociétés indigènes du Chaco. Ainsi, les alliances que l’armée établit avec les ethnies locales, les déplacements et les regroupements massifs auxquels des dernières furent soumises, les transformations sociales, économiques et démographiques qui s’en suivirent décidèrent définitivement de l’inscription étatique de ces populations. Ces transformations ont marqué profondément la nouvelle dynamique sociale, culturelle et économique du Paraguay, mais aussi de la Bolivie.

Ainsi, les deux guerres constituent des clés de lecture incontournables pour comprendre les dynamiques et les processus en cours dans le Paraguay post-colonial. À soixante ans de distance et situées sur les deux espaces culturels et économiques qui constituent le Paraguay, elles auront des effets déterminants et structurels sur sa composition démographique, sur l’étendue de son territoire, sur ses dynamiques politiques, sur sa structure économique et sur sa composition et organisation culturelle. Mais en même temps, elles ne peuvent être cernées dans toute leurs densité et complexité qu’à la condition de les réinscrire dans une dynamique régionale de longue durée, en tant que dénouement historique des tensions, des fractures et des forces qui assaillent et traversent le Paraguay tout le long de son histoire pré-coloniale, coloniale et indépendante. Au Paraguay, ces deux guerres ont été largement écrites et décrites par une historiographie encore prédominante qui a voulu en faire le centre d’un récit épique et d’une conscience nationaliste. En termes généraux, cette lecture s’est fondée sur trois axes interprétatifs : a) L’histoire de la guerre serait militaire : un sujet historiographique au masculin, des discours et des esthétiques militaires, un récit belliciste des faits d’armes et des témoignages de soldats et d’anciens combattants monopolisent une scène qui ne peut se dire que sous le signe d’une épopée agonistique et téléologique ; b) L’histoire de la guerre serait nationale : le sujet historique concerné serait en tout état de cause un sujet national univoque qui s’exprime, se sacrifie ou s’affirme face aux forces qui le menacent depuis l’extérieur, la nation étant toujours le lieu d’une intériorité pure et indivisible ; c) L’histoire de la guerre serait étatique : sa dynamique est pensée comme la résultante de l’action cohérente des Etats et des appareils militaires et diplomatiques qu’ils déploient, comme le problème de leurs territoires et de leurs souverainetés menacées, ou alors, comme le lieu de réalisation historique de leur vocation transcendantale et nationale. Or, comme toute historiographie qui se donne pour tâche de parler au nom de la nation, de son histoire ou de sa vocation, cette historiographie n’a pu écrire l’histoire de ses guerres qu’au prix d’une imposture : celle qui ferait de la nation le sujet qui préside à sa propre formation, ou alors, celle qui lui permettrait d’affirmer l’existence d’une volonté nationale avant même l’histoire : avant même l’histoire de sa formation. Une historiographie qui aurait donc passé sous silence la multiplicité des acteurs culturels et sociaux impliqués dans ces guerres, la multiplicité des mémoires et des esthétiques qui les racontent, la multiplicité et la fragilité des pactes, des circulations et des alliances qui les sous-tendent.

Ce colloque se propose d’entamer une lecture critique des guerres du Paraguay en ouvrant le champ d’analyse à des acteurs, des dynamiques et des sujets sociaux jusqu’ici mal connus de l’historiographie traditionnelle. Pour ce faire, il nous faudra nécessairement déborder le champ strictement historiographique et convoquer les savoirs de l’anthropologie, des arts plastiques et littéraires et de la sociologie. La dispersion et le manque de communication entre les études paraguayennes en France et en Europe permettront aussi à ce colloque de se constituer en un espace nécessaire de discussion, d’échange et de confrontation des travaux en la matière. Il s’agirait donc de mettre en discussion et en circulation les matériaux, les disciplines et les hypothèses nécessaires à une déconstruction de la lecture militaire, nationale et étatique, qui a dirigé jusqu’ici les approches du problème.

 

 

Liste des communications

Histoires connectées des guerres

Coordonné par Erwan Dianteil (EHESS)

 

Thomas Whigham (Université de Georgie / EUA)

Essai sur le développement du nationalisme en Amérique du Sud

 

Francisco Doratioto (Université Catholique de Brasilia / Brésil)

La politique paraguayenne de l’Empire du Brésil (1864-1872)

 

Rene Arze (Université de San Andrés / Bolivie)

Les sources orales de la guerre du Chaco en Bolivie

 

Laurent Henninger (CEHD)

La guerre du Chaco selon l’attaché militaire français en Bolivie et au Paraguay

 

Daniel Palmieri (CICR-Genève)

Le CICR et la guerre du Chaco

 

Mémoires des guerres (1)

Coordonné par Juan Carlos Garavaglia (EHESS)

 

Liliana Brezzo (CONICET / Argentine)

La guerre de la Triple Alliance à travers la mémoire de ses acteurs

 

Adelina Pusineri (Musée Andrés Barbero / Paraguay)

Etat des sources publiques et privées au Paraguay

 

Luc Capdevila (Université Rennes2)

Les vétérans paraguayens de la guerre de la Triple alliance (1870-1910)

 

Capucine Boidin (Université de Lille3)

Archéologie des mémoires de la guerre de la Triple Alliance

 

Mémoires des guerres (2)

Coordonné par Renée Frégosi (IHEAL)

 

Guido Rodríguez Alcalá (Ecrivain / Paraguay)

Représentations du passé et système politique

 

M. Mar Langa Pizarro (Université de Alicante / Espagne)

La Guerre de la Triple Alliance dans la littérature paraguayenne

 

Maria Laura Reali (UDELAR – EHESS)

Le révisionnisme autour de la Guerre du Paraguay en Uruguay 

 

Les nations indigènes dans la guerre

Coordonné par Gilles Rivière (EHESS)

 

Maria de Fátima Costa (Université Fédérale du Mato Grosso / Brésil)

Les Guaikuru et la guerre de la Triple Alliance

 

Javier Rodríguez Mir (Université Autonome de Madrid / Espagne)

Le Chaco comme région frontière

 

Jürgen Riester (APCOB / Bolivie)

Iyambae, les Indiens de l’Orient Bolivien dans la Guerre du Chaco

 

Volker von Bremen (Anthropologue / Allemagne)

L’impact de la guerre du Chaco sur la territorialité Ayorea

 

Nicolas Richard (CEIFR – EHESS)

Des guerres à la guerre: l’implication des Ishir dans la Guerre du Chaco

 

Rodrigo Villagra (Tierra Viva / Paraguay)

Les Angaité et les Sanapaná dans la Guerre du Chaco

 

Barbara Schuchard (Université de Bonn / Allemagne)

Ethnies et Etats Nationaux pendant la Guerre du Chaco

 

Ernesto Paredes (Université de La Rochelle)

Les Mennonites et la guerre du Chaco : des colons entre deux feux

 

José Zanardini (CEADUC - Université Catholique d’Asunción / Paraguay)

Les indigènes et l’Etat paraguayen dans l’après-guerre du Chaco

 

Les guerres dans la littérature

Coordonné par Erich Fisbach (Univ. d’Angers)

 

Carla Fernandes (Université de Toulouse Le Mirail)

Deux guerres fondatrices de la littérature nationale 

 

Delicia Villagra Batoux (Ministère de l’Education / Paraguay)

A propos de l’œuvre guarani de Martinez Gamba, 'Ñorairo ñemombe’u

 

Maria Gabriella Dionisi (Université de Tuscia /Italie)

La figure d’Elisa Lynch dans la littérature paraguayenne

 

Lourdes Espínola (Ecrivaine / Paraguay)

Le Chaco comme territoire littéraire

 

Christine Pic Gilard (Université de Saint-Denis de La Réunion)

Les rôles du guarani dans les guerres du Paraguay

 

French Jennifer (Williams College / Grande Bretagne)

La Guerre du Paraguay dans l’oeuvre de Lucio V. Mansilla

 

Acteurs et sujets dans la guerre

Coordonné par Frédérique Langue (CNRS)

 

Jorge Rubiani (Abc / Paraguay)

Indigènes et esclaves dans la Guerre du Paraguay (1864-1870)

 

André Toral  (Fondation Amando Álvares Penteado / Brésil)

Les esclaves noirs dans la guerre du Paraguay (1864-1870)

 

Barbara Potthast (Université de Cologne / Allemagne)

Plus que des héroïnes. Les femmes dans la Guerre de la Triple Alliance

 

Milda Rivarola (Académie d’Histoire / Paraguay)

La Grande Guerre: ardeur guerrière et résistance

 

Gérard Gómez (Université d’Aix en Provence)

Le Paraguay à la veille de la guerre du Chaco

 

Salvatore D’Onofrio (Université de Palerme / Italie)

Guerres et systèmes de parenté

 

Écrire l’histoire des guerres du Mercosur

Débat coordonné par Denis Rolland (IEP de Strasbourg - IUF)

 

Introduit par Capucine Boidin, Luc Capdevila, Nicolas Richard. Avec Francisco Doratioto, Liliana Brezzo, Maria Laura Reali, Cristina Scheibe Wolff et Guido Rodríguez Alcalá.

 

Images et imaginaires au front

Coordonné par Carmen Bernand (Paris X – IUF)

 

Margarita Durán Estragó (Université Catholique d’Asunción / Paraguay)

Le catéchisme du gouvernement suprême

 

Herib Caballero Campos et Cayetano Ferreira Segovia (Université Nationale d’Asunción /Paraguay)

La Presse paraguayenne durant la Guerre contre la Triple Alliance 1864-1870

 

André Toral (Fondation Amando Álvares Penteado / Brésil)

Les images de la Guerre de la Triple Alliance

 

Ticio Escobar (Museo del Barro / Paraguay)

Xilogravure sur le front de la guerre (1864-1870)

 

Wolf Lustig (Université de Mainz / Allemagne)

Le guaraní - langue de guerriers ?

 

Gérard Borras (Université Rennes2)

La musique populaire bolivienne pendant la guerre du Chaco

 

Organisation

Colloque organisé par :

UMR 8034 – Centre d’Etudes Interdisciplinaires des Faits Religieux

UMR 8565 – Centre de Recherches sur les Mondes Américains

FRE 2786 – Centre de Recherches sur les Sociétés et les Cultures de l’Ouest Européen

 

Avec le soutien de :

CNRS

Ministère des Relations Internationales du Paraguay

MAE

ITAIPU

CECIEC

Ambassade du Paraguay en France

Ambassade de France au Paraguay

Ministère de l’Éducation et de la Culture du Paraguay

Maison de l’Amérique Latine

EHESS

Université de ParisX - Nanterre

 

Lieux :

Maison de l’Amérique Latine, auditorium : 217 bd Saint-Germain – 75007 Paris

EHESS, amphithéâtre : 105 bd Raspail – 75006 Paris

Institut d’Etudes Politiques de Paris : 56 rue Jacob – 75006 Paris

Cinéma « Le Lucernaire » : 53 rue Notre-Dame des Champs – 75006 Paris

Ambassade du Paraguay : 1 rue Saint Dominique, 75007 Paris.

 

Source : http://nuevomundo.revues.org/document1760.html

 

 

Dictionnaire de la littérature Paraguayenne

Ce Bref Dictionnaire de la Littérature Paraguayenne a été publié en 1994 par "l'Editorial y Librería EL LECTOR, 25 de Mayo y Antequera, Tel. (595-21) 491-966, Fax (595-21) 498-385, Asunción, PARAGUAY"

Lien : http://www.anselm.edu/homepage/tmfaith/diccontent.html